Paris’ Hunter : L’intelligence artificielle

We had the chance to go to a conference in Paris which focused on artificial intelligence. What an odd thing for us to do, as explorers and MMI students. We learned more about this AI in real life and sci-fi. We managed to get pieces of information and a perspective for the future… Maybe to save earth from the machines’ invasion?

What you’ll find is a report of this conference…


Introduction de la conférence sur l’intelligence artificielle

Nous voilà arrivés au terme de notre semaine de découvertes. Pour ce dernier travail, nous avons choisi la conférence sur l’intelligence artificielle qui se tenait à la médiathèque Marguerite Duras le samedi 26 octobre.

Tout d’abord, un petit peu d’histoire s’impose. L’intelligence artificielle est une discipline qui voit le jour en 1955. Contrairement à ce que l’on peut penser, le concept n’a rien de nouveau, malgré sa popularité aujourd’hui.
Le terme a été inventé par deux jeunes mathématiciens qui ont eu l’idée d’étudier l’intelligence en la décomposant en fonctions cognitives que l’on puisse les simuler sur un ordinateur, appareil tout récent à l’époque. Depuis, cette discipline ne cesse d’être développée par de nombreux chercheurs.

 

L’intelligence artificielle transforme-t-elle le monde?

 

Il peut sembler que sa présence dans nos vies fait de l’intelligence artificielle un concept compris par tous. Mais en réalité, il est mal défini et parfois utilisé pour faire peur, notamment dans les anciennes séries Z. L’IA c’est d’abord le passage de l’information enregistrée par des capteurs à une représentation, mais également la communication par la parole ou les gestes.

Cependant, elle concerne aussi l’avancée technologique avec par exemple les robots et une approche différente dans la prise de décision par la machine. En effet, le Web et la vie de tous les jours sont liés à l’intelligence artificielle, car le Web est une grande banque de données, que nous utilisons chaque jour. Notamment avec nos appareils connectés équipés de reconnaissance faciale, vocale et digitale. L’intelligence artificielle ne se résume pas simplement à ces actions, mais aussi au traitement de grandes masses de données, tant dans le domaine médical qui jouit d’avancées qui profitent à la santé de tous, que dans celui du marketing qui se voit doté de meilleures publicités ciblées. Elle joue également un rôle dans le domaine des finances où permet d’anticiper les risques.

Ses avantages permettent d’amener une transformation dans d’autres domaines, notamment dans les sciences. En effet, les biologistes (pour le séquençage du génome), les physiciens, les psychologues, grâce à la prolifération des capteurs qui engrangent d’immenses quantités de données sur lesquelles ils peuvent tester des hypothèses, puis systématiquement les faire évaluer par une machine. Dans le domaine du transport, l’intelligence artificielle permet de réguler la circulation les trains, les métros. Il existe des robots qui vont traquer les mines tout seuls afin d’éviter un danger aux populations et aux soldats.

On peut observer que beaucoup d’œuvres de science-fiction se sont inspirées du développement de la technologie dans les années 1940-1950, que la notion de robot vient également de la science fiction.
Ce terme est issu de la pièce de théâtre R.U.R (Rossum’s Universal Robots) de Karel Capek. C’est à ce moment que les premiers automates ont été réalisés. Le mot robot a été réutilisé par des ingénieurs pour désigner la discipline qui se consacre à la conception des automates, ce qui veut bien dire que la science-fiction sert de source, c’est un tressage de l’un à l’autre.

En effet, l’étude de la science-fiction est très riche car elle nous permet d’avoir un bon reflet de l’état de la science à un moment donné dans les laboratoires. Le film Minority Report correspond à un certain nombre de choses sur les interfaces homme-machine et Her concerne les agents conversationnels.
Mais l’intelligence artificielle a également rempli des idées et des fantaisies tel que Terminator ou Matrix et peut faire naître la peur de l’intelligence artificielle.
S’il semble que l’intelligence artificielle change le monde il ne faut pas perdre de vu qu’une machine n’est jamais qu’un assemblage de dispositifs élémentaires, servant d’outils à l’homme. En effet, il n’y a pas d’organicité, la machine ne possède pas la capacité à accroître d’elle-même sa puissance ou son savoir. Il n’y a aucune objectivité dans l’apprentissage machine et elle est donc tributaire de l’Homme.

En réalité, c’est donc à nous de faire le monde dans lequel nous allons vivre, à condition de bien comprendre les limites de l’intelligence artificielle mais aussi de savoir quels sont les éléments d’informations qui ont été pris en considération pour parvenir à une décision.

En définitive, l’intelligence artificielle est un modèle d’intelligence de l’homme qui permet d’améliorer les besoins, et surtout de permettre une évolution plus approfondie dans la science et l’histoire. Elle est également une référence artistique notamment à travers la science-fiction et les œuvres qui ont vu le jour. L’intelligence artificielle permet donc de transformer le monde d’un point de vue scientifique et artistique.

 

Ce que nous en pensons

Charline

J’ai toujours été une grande fan de la science-fiction et j’ai principalement été bercée dans l’idée que le progrès et les machines dotées d’intelligence artificielle allaient dominer le monde ou développer des sentiments comme dans I Robot.
J’ai notamment été touchée par le jeu vidéo Detroit : Become Human, ou des robots programmés possédant une IA performante, se mettaient à ressentir des sentiments et à penser comme des êtres humains. Ce qui questionne donc le fait de les traiter comme des machines malgré leurs sentiments.

Aujourd’hui, je pense que l’intelligence artificielle est un moyen d’évoluer, mais également une arme qui, entre de mauvaise mains, pourrait être destructrice.
Avant tout, l’Homme est le seul réel acteur de cette intelligence, sans ces statistiques ou résultats récoltés dans le monde (par exemple, à l’aide d’un simple formulaire), l’intelligence artificielle n’existerait pas. Je suis assez sceptique sur cette forme d’intelligence en vue des nouveautés que nous créons : robots, animatroniques… Car ils ne peuvent agir qu’à ce dont ils ont été programmés, cette intelligence devient de plus en plus complexe mais reste à l’état d’outil. L’intelligence artificielle ne change pas le monde mais elle participe à son développement, pendant que l’homme continue d’avancer.

Enfin, je trouve que l’intelligence artificielle peut élever des problématiques et des doutes concernant la responsabilité en cas d’accident. Je me base sur l’affaire des voitures Tesla. Tesla est un groupe qui avait mit au point une IA qui permettait à la voiture de se conduire seule. Cependant des accidents ont eu lieu et il n’est pas possible de mettre la responsabilité de ces actes sur une entité réelle. De ce fait, l’IA peut également être un danger pour le développement de monde.

 

Léo

L’intelligence artificielle sujet vaste et controversé…. Le côté scientifique ne peut que m’interpeller et attiser ma curiosité mais je reste cependant très méfiant quant à l’utilisation qui peut en être faite….
J’ai toujours été cinéphile et plus particulièrement attiré par les films de science fiction. je me souviens avoir vu il y a déjà un bon moment Minority report et je suis stupéfait de voir que ce film dit de science fiction est aujourd’hui réalité car, en effet la détection anticipé d’éventuels agresseurs est déjà appliquée dans la plupart des grands aéroports. Et que dire de l’écrivain Ray Bradbury visionnaire pour son époque qui décrivait des robots au service l’humain.

L’intelligence artificielle a toujours été une source d’inspiration pour la science fiction, mais rien qu’à l’idée de se retrouver complètement contrôlé dans un futur plus ou moins proche par des “machines conscientes” m’enchante moyennement même si j’ai déjà conscience qu’aujourd’hui nous sommes “espionné” via nos téléphones portables, nos ordinateurs….
Même si je me refuse à penser à un scénario apocalyptique, j’ai lu dans une revue scientifique que des chercheurs britanniques et indiens ont présenté à Salt Lake City un drone qui reconnaît 5 types de violence. Or sa définition de ce qu’est une agression dépend de ses futurs utilisateurs qui pourraient être mal intentionnés. En effet, il pourrait être programmé pour détecter des manifestants un peu exaltés ou tout autre comportement jugé déviant.
je pense qu’il faut surtout nous méfier des nouveaux acteurs qui sont les géants de l’internet (les GAFA) . ils sont bien plus puissants que les États et je pense qu’à ce niveau il y a un vrai vide juridique et qu’il faut pallier à ce problème très rapidement car autrement nous ne serons plus que les spectateurs “d’un nouveau monde” et non plus les acteurs !

 

Membres de la conférence:

Jean-Gabriel Ganascia : professeur d’informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université (SU), membre de la CERNA (Commission de réflexion sur l’éthique des recherches dans les sciences du numérique d’Allistene), EurAI (European Association for Artificial Intelligence) fellow et président du COMETS (comité d’éthique du CNRS). Il poursuit ses recherches sur l’intelligence artificielle au LIP6 (Laboratoire d’Informatique de l’université Paris 6) où il dirige l’équipe ACASA. Il est aussi directeur adjoint du laboratoire d’excellence (Labex) OBVIL au sein duquel les équipes de littérature de la faculté des lettres de Sorbonne Université coopèrent avec les informaticiens du LIP6 sur le versant littéraire des humanités numériques. Dans le passé il a piloté la recherche française en sciences cognitives en dirigeant d’abord le PRC sciences cognitives puis le groupement d’intérêt scientifique « Sciences de la cognition ». Ses activités de recherche portent actuellement sur l’apprentissage machine, sur la fusion symbolique de données, sur l’éthique computationnelle, sur l’éthique des ordinateurs et sur le versant littéraire des humanités numériques.

Romain lucazeau : agrégé de philosophie et titulaire d’un MBA du collège des ingénieurs. Il enseigne à l’université Paris IV Sorbonne et à Science Po Paris avant de devenir consultant auprès d’institution publiques françaises et internationales. A partir de 2007 il publie 1 série de nouvelles de science fiction en France et au Canada

Jean Bonnefoy : écrivain, traducteur, journaliste, graphiste et musicien. Après avoir publié une vingtaine de nouvelle depuis 1972 (littérature de science fiction). Il est avant tout traducteur (de Gorbatchev à Isaac Asimov de Tom Clancy à William Gibson, de Douglas Adams à John Varley et Neal Stephenson, quelque 140 ouvrages à ce jour)

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